Intervention

Publié le par Michel Lachaize

Maire de Germignac et Conseiller Général du Canton d'Archiac, je viens de mener à bien avec mon équipe municipale, l'ouverture d'une micro-crèche sur ma commune. Créée à l'issue de la rencontre d'assistantes maternelles motivées, de parents intéressés et soutenue par une municipalité déterminée, cette réalisation reste innovante. Elle est autorisée par le décret du 22 fév. 2007 à titre expérimental, et de ce fait nous devons lui apporter attention et vigilance. Fort de cette expérience pionnière que je suis fier d'avoir conduit avec l'ensemble de mes concitoyens, il me parait opportun de faire le point sur la politique d'accueil de la petite enfance.

Son caractère expérimental a permis un financement exceptionnel par la CAF, la MSA, le CG, et la commune a pu prendre la décision de créer cette Micro-crèche afin de répondre à un réel besoin des familles.

La règlementation bien qu'assouplie, maintien cependant les dispositions nécessaires, voire indispensables : projet éducatif, encadrement qualifié, référent compétent et contrôle par la PMI, ce qui apporte les gages de sécurité indispensables aux élus, aux parents et aux enfants.

Voilà plus d'un an que cette structure est ouverte et son fonctionnement est maintenant opérationnel : 82% de taux d'occupation soit pratiquement 9 enfants en permanence, 18 enfants inscrits et il y a une liste d'attente qui est orientée vers les assistantes maternelles à domicile, qui ont d'ailleurs elles aussi leur effectif complet et atteignent leur quota d'agrément.

Quant à la gestion financière de la micro-crèche, il est bien évident que l'équilibre financier n'est atteint que parce que la municipalité met à disposition le personnel d'entretien et quelques heures de secrétariat et de comptabilité.

Cette Micro-crèche a sa place dans notre RPI, avec la garderie scolaire, les écoles maternelles et primaires, le centre de loisirs et les activités périscolaires.

La prochaine étape est maintenant de contractualiser dans un Projet Éducatif Local ces différentes structures.

En conclusion, si notre bilan peut être considéré comme très encouragent, il faut toutefois rester vigilant. Sous prétexte d'une forte demande des familles et d'un manque manifeste de place de crèche, il ne faut pas que la qualité de l'accueil soit sacrifié.

Pour créer 200 ou 300 000 places, il faut réellement s'en donner les moyens.

Le nombre d'enfants doit rester limité, le personnel se doit d'être suffisamment formé et compétent, l'expérience avec validation des acquis doit même être exigée.

A une période ou l'on envisage de légiférer sur la fessée à l'intérieur de la sphère parentale, il serait aberrant qu'aucun contrôle ne soit exercé dans les structures d'accueil de la petite enfance.  

Publicité
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article